Vie scolaire et périscolaire : La lutte anti-gaspillage à la cantine 

L’ADEME dans un rapport publié en 2022  évaluait à 120 grammes les quantités d’aliments jetées en moyenne par convive et par repas dans la restauration collective. La ville de Guipavas a engagé,  dans ses cantines, une lutte anti-gaspillage en bâtissant un plan d’action et en mettant en place plusieurs mesures depuis deux ans. 

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L’outil informatique utilisé dès l’ouverture de la cuisine centrale permet d’ajuster le nombre quasi exact de repas à fournir quotidiennement. Nadine Habasque, responsable de la restauration scolaire ajoute : « la lutte antigaspi est un véritable sujet pour nous, qui implique tous les échelons de la chaîne : la cuisine et les offices, le personnel de service (via les Atsem et le personnel du périscolaire) et bien sûr les écoliers. »  Chacun ayant un rôle à jouer.

Une assiette témoin et gâchimètre

Une  “assiette témoin”, (basée sur un tableau de grammage recommandé et ajustable selon les appétits), est présentée chaque jour au self et au personnel de service. Elle fixe les doses à servir pour éviter de jeter ensuite. Une feuille de satisfaction circule aussi quotidiennement afin de faire des retours sur les quantités. Elle relate ce qui a été « dévoré » mais aussi les aliments ou plats qui ont connu moins de succès afin de procéder à des ajustements. Le tri puis la valorisation des biodéchets sont devenus une routine à la fin du repas pour les élèves de maternelle et de primaire. Parallèlement, un gâchimètre à pain (un simple tube transparent) a été installé. C’est une manière simple et efficace de sensibiliser ! Enfin, un diagnostic, sous forme de pesées sur une semaine complète, fournit de précieuses données pour connaitre le type d’aliment (viande, légume, féculent, etc.) qui est le plus facilement jeté. Il permet ensuite d’en tirer des enseignements et de mettre en place un accompagnement avec les écoliers. 

53%
C’est le pourcentage de produits EGalim proposé dans les cantines guipavasiennes en ce début 2026. L’objectif fixé par la loi, qui promeut une alimentation saine et respectueuse de l’environnement, est de 50 %.
Pour compléter ce chiffre, on peut aussi souligner que 22 % de produits bio sont servis (20 % exigé dans le cadre de la loi EGalim) et 31 % de produits labellisés durables et de qualité, hors bio (30 %).
Pour mémoire : la loi EGalim comporte cinq mesures pour une restauration collective durable : des approvisionnements durables et de qualité, des actions contre le gaspillage alimentaire, une diversification des sources de protéines, la fin de l’utilisation du plastique et enfin, l’information des convives.