Bienvenue chez les Schapendoes
Sandrine LANNUZEL
Parallèlement à son métier de kiné, Sandrine Lannuzel conjugue au quotidien sa passion pour les chiens Schapendoes. Avec son élevage « Les Loustics de Pen ar Bed », elle vit au rythme de ses compagnons à quatre pattes : une dévotion de tous les instants.
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Ce n’est pas un chiot qu’on donne comme cela, on garde contact avec les familles
« Je vis chez mes chiens », sourit Sandrine Lannuzel en présentant les quatre chiots nés trois jours plus tôt. Chez elle, tout est parfaitement organisé pour la vie en communauté aux côtés de Frimousse, Oups, R’Teyss, Thaï, Vince et U’blue (sans oublier son regretté Orage). Cette vocation ne date pas d’hier. « Il y a toujours eu un chien à la maison, mon rêve c’était de devenir vétérinaire », confie-t-elle. C’est finalement vers la kinésithérapie qu’elle se tourne. Après quelques années à Paris, elle revient à Guipavas et adopte son premier Schapendoes en 2010, une race hollandaise méconnue. C’est un véritable coup de foudre. « C’est un chien de structure légère. Il fait 40 à 50 cm au garrot. Il a une toison bien fournie, de longs poils et arbore toutes les couleurs. Il est gai, gentil et débordant de vitalité. C’est vraiment le chien de toute la famille : un gros nounours et un pot de colle. » En 2021, elle se lance officiellement dans l’élevage, et intègre le club restreint des dix éleveurs en France pour cette race très confidentielle. 53 chiots au compteur depuis lors !
Intense au quotidien
Entre les expositions canines et les déplacements dans les autres élevages hors de Bretagne (15 000 km parcourus l’an passé), Sandrine a adapté son planning de kiné à mi-temps et fait coïncider ses vacances avec les portées. « Les chiots sont stimulés et socialisés. Quand ils partent, ils savent marcher en laisse, ils connaissent la forêt, les magasins. On a aussi une petite plage fétiche. La plage de Corsen. » L’éleveuse est signataire d’une charte de bonnes pratiques afin de garantir des chiots en parfaite santé grâce à des tests génétiques et le bon choix de reproducteurs. « Ce n’est pas un chiot qu’on donne comme ça, explique-t-elle. On garde contact avec les familles. Je crée des groupes WhatsApp pour se donner des nouvelles. » En octobre, c’était même un week-end au Cap Fréhel. « Quatre familles sont venues avec leurs chiens. Moi, j’avais 14 chiots et les deux mères. On les a tous lâchés sur les plages. C’était vraiment top ! »
Bien-être canin
Pour lier ses deux univers, Sandrine Lannuzel projette de se lancer dans le massage canin. « Nos petits compagnons ont aussi besoin de bien-être. J’ai une formation de massage que j’ai complétée avec l’acupression en janvier. Ce qui est super dans cette activité, c’est qu’on va rencontrer la famille et discuter des problématiques. » Avec comme point d’honneur de ne jamais forcer les choses. « C’est le chien qui donne ce dont il a envie. S’il accepte que je le touche et que je le masse. » Autre projet pour apporter du sang neuf à la lignée, accueillir un nouveau mâle étranger, porteur de la robe marron… D’autres voyages en perspective !
Fabienne Ollivier
Article publié dans Guipavas le magazine n°20 – juillet/août 2026